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La course

Course de côte de La Pommeraye

Située au cœur de l’Anjou, elle présente un parcours typique : d’une longueur de 2,500 km pour une dénivellation de 100 mètres, sa pente moyenne est de 4%.

Comme l'an passé, on retrouve le départ sur la route de Chalonnes, une ligne droite pour un freinage conditionnant l'entrée de la chicane. Une fois le gauche du changement de direction passé,  on attaque la partie rapide du parcours avec ses enfilades techniques et le fameux passage de la passerelle ! un bonheur pour les yeux des spectateurs et des sensations folles pour les pilotes, ensuite les enchainements hyper rapide jusqu'a l'arrivée.

Une course haletante et où il faut un « gros cœur » : la moindre  erreur se paie cash au chrono…

Palmarès depuis sa création en 1964

 
Palmarès depuis 1964
 

Origine et évolution de la course de côte automobile

Plus ancienne discipline du sport automobile, la première  « course de côte » au monde est née en France, le 31 Janvier 1897,  sur les 16,6 km des lacets de la Turbie. Elle constituait la troisième étape d’une course reliant Marseille à Nice, et fut remportée par André Michelin sur un break De Dion à vapeur équipé de pneumatiques, à la moyenne de 31,2 km/h. 
 
Un vieux, mais néanmoins amical, débat oppose les tenants de ces débuts revendiqués par l’épreuve de Chanteloup-les-Vignes qui fut organisée sous l’appellation « course de côte » le 27 Novembre 1898 sur l’initiative de Paul Meylan, directeur de « La France Automobile », aux organisateurs de la « Turbie », au prétexte que l’épreuve des Alpes Maritimes n’était qu’une étape finale du « Marseille-Nice »…
 
Peu importe, le principe du sprint absolu et individuel contre le chronomètre sur route fermée se perpétue près de 120 ans plus tard et la côte garde la cote…
 
Le Championnat de France de la Montagne.
 
Après l’initiative des organisateurs de la Turbie, apparaissent d’autres épreuves, telles Chanteloup-les-Vignes, Gallion, le Mont Ventoux, Limonest qui reste la plus ancienne épreuve du calendrier du Championnat de France de la Montagne avec 88 éditions au compteur en 2014…
 
Né de la volonté de la Fédération Française du Sport Automobile, 70 ans après l’épreuve initiatrice de la Turbie, le Championnat de France de la Montagne voit le jour en 1964, et fêtera en 2014 ses 50 ans d’existence. C’est le pilote lyonnais Pierre Maublanc qui, le premier, inscrira son nom sur les tablettes du championnat. Quatorze pilotes se partagent les titres entre 1967 et 2013, dont Marcel Tarrès (10 titres), Daniel Boccard (6), Jimmy Mieusset (5), Bernard Chamberod (5) et Lionel Regal (5), Nicolas Schatz (4) et Christian Debias (3). 
 
Durant les années 80, une femme impose le respect à ses adversaires masculins, multiple championne de France féminine au volant d’un Formule 2, Anne Baverey est l’égale des meilleurs et gravit souvent les marches du podium comme à Bagnols-Sabran, en 1982 où elle souffle la victoire à tous ses rivaux, établissant le nouveau record du parcours à plus de 106 km/h de moyenne…
 
Le Championnat d’Europe.
 
Parallèlement au Championnat de France de la Montagne, les meilleurs spécialistes de la discipline se sont illustrés sur les pentes du Championnat d’Europe : Jimmy Mieusset, champion d’Europe en 1973 et 1974, Lionel Regal en 2008, Jean Marie et Jacques Almeras, dans leurs catégories, en 1978, 1979 et 1980, Roland Biancone en tourisme de série en 1980 sur Porsche 930, Jean Louis Bos (Lola T 298 BMW ) en 1981, Jacques Guillot (Porsche) en 1982, Bruno Houzelot en 1996 dans la division 1  (voitures de tourisme) et le plus titré : Francis Dosières, champion d’Europe division 1 en 1985,1989,1990,1992 et 1993.
 
Après les deux premiers titres acquis par Maublanc sur un proto Abarth, dès 1969, et durant, pratiquement 30 années, les formules 2 seront reines de la montagne. Dès l’an 2000, les Formules 3000 prennent le relais et depuis la saison 2013, les prototypes font leur retour sur le devant de la scène avec le succès de la Norma V 8 de Nicolas Schatz.
 

Championnat de France de la Montagne

Deux championnats se jouent sur les treize rendez-vous de la saison : le Championnat des voitures de « Production » (voitures fermées B) et le championnat « Sport » réservé aux voitures  ouvertes (A)  autrefois dénommé « Championnat Première Division ».
 
Le Championnat des voitures de « Production »
 
Les « Production » regroupent les voitures des groupes FC, F2000, N, A, GT et GTTS.
 
Le groupe FC
 
Le groupe FC concerne les voitures caduques, qui ne sont plus homologuées dans les groupes N et A, et sur lesquelles de larges possibilités d’amélioration mécaniques sont autorisées (Renault 5 Turbo, CG, Rallyes 2 et 3, Alpine, …etc)  A noter que ce groupe, depuis 2013 ne marque pas de points  au championnat.
 
Le groupe F2000
 
Le groupe F2000 est constitué de voitures fermées dont la cylindrée maximale est fixée à 2 litres, il a été créé en 2000 par la FFSA. Citroën Saxo, Honda, Peugeot, Volkswagen, Renault Mégane ou Clio sont en nombre dans cette catégorie.
 
Le groupe N comme « normal »
 
Le groupe N : comme « normal » : les voitures les plus proches de la série où, de longue date, dominent les BMW M3 3,2 litres, de loin les plus puissantes de la catégorie. La classe 3 (2litres) est largement fournie en Renault Clio, une sorte de « coupe de marque »  à l’intérieur des voitures de série.
 
Le groupe A comme « amélioré »
 
Le groupe A : comme « amélioré » par rapport à la série, les puissances avoisinent les 350 cv, les modifications mécaniques sont importantes et les meilleurs rivalisent avec les plus puissantes des Porsche ou autre Ferrari du groupe GTTS. Depuis trois saisons émergent en haut du plateau les Seat SuperCopa venant des circuits hispaniques.
 
Le groupe GT (Grand Tourisme)
 
Le groupe GT (Grand Tourisme) de série : l’équivalent règlementaire du groupe N avec Porsches, Catheram, Lotus : en quelque sorte la catégorie des « gentlemen drivers ». 
 
Le groupe GTTS : (Grand Tourisme et Tourisme spéciales)
 
Le groupe GTTS : (Grand Tourisme et Tourisme spéciales) et  les voitures les plus puissantes des « Production » : BMW E 3 M 46, Porsche Cup, Ferrari Scuderia et autres Lamborghini Gallardo en constituent la fine fleur et les puissances varient de 460 à 600 chevaux, c’est de ce groupe que sont issus les champions sortants de ces quatre années depuis la création du championnat B.

 

Le championnat « Sport »
 
Le championnat A « Sport » est celui des voitures ouvertes avec deux groupes distincts : les CN (Sport prototypes) et les monoplaces (Groupe DE).
 
Les groupes CN et CN+
 
Les groupes CN et CN+ : Norma, Tatuus, Osella, équipées soit de mécaniques Mugen Honda soit BMW, avec de somptueuse bagarres en classe 2 litres s’opposent aux 3 litres et, surtout aux nouveaux prototypes Norma à moteur V8 4 litres dont la puissance avoisine les 500 cv. A noter également dans ce groupe la présence de la catégorie CM composé de rapides petits prototypes équipés de mécaniques de motos.
 
Le groupe DE (Monoplaces)
 
Les monoplaces (DE) où la lutte entre les Tatuus équipées de mécaniques issues du bloc de la Clio 16 S  2 litres et développant 245 CV environ est très animée, et il en va de même avec les Formule 3 : Mygale, Dallara, Lola, équipées de mécaniques Opel-Spiess ou avec des moteurs Mercedes et dotées de technologies très actuelles avec boites séquentielles qui permettent aux plus rapides d’apparaître parfois dans le « top five » des classements. Enfin, les formules 3000 et Nippon, longtemps reines de la discipline, avec des valeurs de puissance de l’ordre des CN+ et dont les titres successifs, depuis 2000 : 5 pour Bernard Chamberod et Lionel Regal, 3 pour Nicolas Schatz se raréfient désormais et leur règne a, peut-être, pris fin en 2013 avec l’avènement du proto Norma V8 4 litres qui a permis à Nicolas Schatz  de signer un quatrième titre consécutif avec 12 victoires scratch en 13 manches et six records à la clef !
 
 
 

Championnat de France des véhicules historiques de compétitions

…Exit la Coupe de France née en 2006, qui sera remplacée en 2014 par le Championnat de la Montagne V.H.C. 
 
Alors qu’il y plus d’une quinzaine d’années, les véhicules historiques de compétition faisaient figure d’intermèdes roulants, tout juste sortis de la poussière d’un musée de province, et égarés en fort petit contingent au milieu des voitures modernes, la donne a bien changé et les « VH » sont désormais partie prenante des épreuves du championnat de France de la Montagne, où elles côtoient sans complexe les voitures modernes, représentant parfois le tiers du plateau des concurrents : il n’est pas rare de voir 35 à 40 véhicules historiques se présenter sur les lignes de départ : Abarth, Ford Mustang,GT 40,RS 2000, Hemicuda, Corvette, Alpine, Porsche, BMW, Alfa Roméo, Panhard, R8 Gordini, Mini Cooper,Volvo, Lotus, Lola, Chevron, March, Formules Renault, Le Gallen, Jidé, Marcadier, MEP, Axone, sont autant de « madeleines de Proust » aux passés et palmarès prestigieux qui séduisent de plus en plus les spectateurs. 
 
La puissance est, parfois de moins de 100 chevaux, pour s’approcher des 450 pour les voitures les plus puissantes, telles les Ford GT 40 de René Michon ou Michel Torcat, voire les bruyantes Chevrolet Corvette de Didier Barone ou Bruno Martinod…
 
Quatre catégories aux classements distincts répartissent les VHC : 
 
la catégorie 1 : des origines à 1969, 
la catégorie 2 de 1970 à 1975, 
la catégorie 3 de 1976 à 1981 
la catégorie 4 qui regroupe les sport-protos biplaces et les monoplaces de 1919 à 1985 (uniquement des Formules Ford après 1982). 
Une cinquième catégorie serait pressentie pour les voitures du Groupe B sorties avant 1985 mais elle n’est cependant pas encore retenue par les instances fédérales. 
 
Dans chaque catégorie existent des classes de cylindrées et sont prises en compte également les dates de construction des voitures : il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver, en revanche, cela offre des possibilités plus nombreuses d’accéder aux podiums.
 
A ces classements s’ajoute celui de l’indice de performance visant à favoriser la venue des voitures de petites cylindrées.
 
Passion de la course et de la belle mécanique, convivialité et souci de faire revivre en compétition ces véhicules au riche passé sportif sont les maitres mots de ces pilotes de tous âges, mémoires vivantes des exploits des montagnards des décennies passées. Une grande majorité s’est aussi regroupée sous la bannière de « l’Amicale des Montagnards VHC » .
 
 

Déroulement d'une épreuve

Vendredi après-midi et samedi matin : vérifications administratives et techniques.
 
Samedi (au gré de l’organisateur en accord avec la Direction de Course et selon le règlement particulier de l’épreuve) : essais libres non chronométrés. 
 
Samedi après-midi : deux montées d’essais chronométrés qualificatifs qui vont déterminer, au meilleur des deux essais, l’ordre des départs, par groupe, et intangible pour la journée du dimanche : du pilote le moins rapide au plus véloce. Ceci s’applique pour tous les groupes sauf en championnat « Sport » où, lors des essais, les 10 plus petits numéros partent en dernier, en course, l’ordre sera alors celui des 10 meilleurs temps absolus réalisés en « Sport » : toujours du plus lent jusqu’au plus rapide. 
 
Dimanche : Trois montées de course, le classement se faisant à la meilleure des trois montées pour chaque concurrent. 
 
A noter, cependant qu’une épreuve du Championnat de France peut être également inscrite au calendrier du Championnat d’Europe (Col St Pierre et Mont Dore en 2013)  dans ce cas, c’est la réglementation de la Fédération Internationale de l’Automobile qui prime et le classement se fait sur l’addition des deux meilleurs montées sur les trois courues ceci en raison de la longueur du parcours : la majorité des courses européennes se déroulent sur des parcours qui excèdent parfois 16 à 17 kms tandis qu’en France, les parcours les plus longs n’excèdent pas 6 kms, ainsi, avec deux montées additionnées, on arrive à la même longueur de parcours.   
 
Pour chaque pilote, le challenge est triple : se  positionner au final le mieux possible au classement général (le « scratch »), ensuite dans le groupe auquel est inscrit son véhicule, enfin, au sein du groupe, dans la classe de cylindrée à laquelle appartient la voiture.
 
Selon la règlementation en cours, les départs sont donnés soit toutes les 30 secondes, soit toutes les minutes, la décision étant, en fonction de paramètres divers dont arrêts de course ou météo, par exemple, à la discrétion du Directeur de Course.